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Pêche à la mouche

Guide des techniques de pêche à la mouche :

Petit guide de pêche à la mouche avec explicatifs sur le principe des différentes pratiques couramment utilisées par les pêcheurs. En complément, vous trouverez des vidéos pêche de la truite à la mouche filmées en eaux vives. Si vous désirez suivre un stage de pêche à la mouche dans les Pyrénées, vous trouverez en fin d’article les informations nécessaires pour me contacter. 

Introduction :

La pêche à la mouche permet d’attraper tous les poissons du monde, que cela soit avec une mouche artificielle flottante communément appelée mouche sèche, ou sous l’eau avec une imitation d’insecte aquatique (invertébré), appelée nymphe ou noyée, ou bien avec une imitation de poisson ou de crustacé, appelée streamer.

Ces 30 dernières années, cette pêche réputée comme élitiste s’est largement démocratisée à travers le monde. Les nouveaux moyens de communication étant pour beaucoup dans l’essor de cette pratique de pêche. Le film légendaire « Et au milieu coule une rivière » projeté en 1992 et réalisé par Robert REDFORD aura fait connaître au monde entier cette activité de pleine nature. Le sens et l’immersion totale que procure cette pêche a été magnifiquement retranscris par l’acteur Brad PITT. Avec un côté visuel esthétique, le ballet de la soie en l’air a émerveillé chaque spectateur ayant visionné ce chef d’œuvre. Et tous s’en souviennent encore… Ce qui devait arriver arriva. De plus en plus de monde voulu s’identifier à l’acteur et découvrir cette pratique ainsi que la plénitude qu’elle apporte. Avec en prime, le défi d’attraper un poisson.

Cette pêche est pratiquée aussi bien en mer qu’en eau douce. Ici, l’appât est artificiel. Sur un hameçon à œillet, on dispose des fibres synthétiques, des poils, des plumes…, afin de donner forme à une imitation qui ressemble parfois à la perfection à la nourriture habituelle du poisson convoité. Beaucoup de pêcheurs à la mouche confectionnent leurs mouches artificielles. Il est donc indispensable de bien connaître les proies recherchées par le poisson pour pouvoir les reproduire.

La truite, par exemple, se nourrit essentiellement d’insectes aquatiques et terrestres, tombés sur la surface de l’eau ou au cours de leur transformation pour les insectes invertébrés aquatiques. Les poissons plus âgés jettent leur dévolu sur des poissons plus petits. Plus rarement sur de petits reptiles (lézards, serpents), rongeurs, batraciens ou crustacés.

Tout ce qui fait sa nourriture peut-être imité. Il faut ensuite que le pêcheur réussisse à présenter de façon naturelle l’offrande à la truite. Avec ou sans animation. En surface ou sous l’eau.

Truite en phase de gobages en surface

Belle truite en train de gober

La pêche en sèche :

La pêche à la mouche en surface avec une imitation d’insecte flottant est appelée « pêche en sèche ». Elle se pratique en général en dérive inerte, c’est-à-dire que l’artificielle se déplace uniquement grâce au mouvement de l’eau. Une fois repéré le poisson en activité grâce aux ronds d’eau qu’il créé quand il aspire les insectes dérivant en surface (les moucheurs appellent cette déformation de surface un gobage), le pêcheur cherche à identifier le menu du moment. Il scrute la surface à la recherche d’insectes qui pourraient dériver au même moment. S’ils sont nombreux et qu’ils se ressemblent, alors le choix de l’artificielle en est facilité. Une mouche artificielle de même taille, de forme similaire et de couleur proche fera l’affaire. Reste ensuite à présenter la mouche au poisson de façon la plus naturelle possible…

En fonction de la largeur et de la pente du cours d’eau, il vous faudra pêcher court, à quelques mètres de soi pour les torrents, ou bien long, à une douzaine de mètres, pour les grandes rivières de plaine. La progression et l’action de pêche se font généralement vers l’amont, on doit parfois « attaquer » le poisson latéralement, cas où il est impossible d’arriver par son arrière par exemple. Le choix de longueur de canne se situe entre 9’ et 10’ généralement (soit converti entre 2 mètres 70 et 3 mètres).

Exemples de techniques de pêche à la mouche en vidéos (penser à modifier la définition dans les réglages de la vidéo après lancement  ) :

En zone de montagne :

http://www.youtube.com/watch?v=s_KwMvN2Bgw

En zone de piémont :

http://www.youtube.com/watch?v=CLiETVrPwq8

En grande rivière :

http://www.youtube.com/watch?v=StM5bRUUhJ4

En l’absence de gobages, le pêcheur peut soit pêcher en sèche les postes de chasse habituels et jouer sur l’instinct de réflexe de la truite, soit pêcher sous la surface, au plus prêt du fond, là où le poisson est plus à même de passer l’essentiel de son temps.

Plusieurs approches sont alors possibles :

La pêche en noyée :

La pêche en noyée se pratique entre deux eaux, entre le fond et la surface. Cette technique consiste à imiter un invertébré aquatique muant et migrant vers la surface pour devenir un insecte volant. On peut utiliser jusqu’à trois imitations montées sur la ligne. Une à l’extrémité, souvent lestée, et deux positionnées tour à tour en potence légèrement en amont de la mouche de fond. La pêche se pratique aval en formant des arcs de cercle. Le positionnement du pêcheur est généralement transversal. Le lancer s’effectue légèrement amont, puis le pêcheur pivote du tronc pour accompagner la dérive vers l’aval. De légères animations sont possibles quand le poisson boude nos artificielles. A la touche, ne surtout pas ferrer ! Sous peine de casser la ligne ou de rater le poisson ! Le poisson se pique généralement tout seul, grâce à l’inertie de la ligne.

La pêche en nymphe au fil / roulette :

Cette pêche utilise en général des imitations plus lourdes qu’en noyée et tend à reproduire le déplacement d’invertébrés sur le fond ou bien la dérive accidentelle de ces mêmes insectes au fil de l’eau. On ne cherche pas à reproduire l’émergence d’un insecte, donc pas d’effet prononcé de montaison vers la surface. Les imitations sont lestées lors de la phase de montage. Cette pêche est baptisé « pêche au fil » ou « pêche à la roulette » suivant les poids de nymphe employés. On utilise généralement un indicateur pour mieux visualiser les touches et définir la profondeur de pêche, il en existe de multiples : fils colorés, guide-fil, fil tire-bouchonné, grosse mouche… Question nymphe, il vaut mieux en mettre une seule au début pour éviter les emmêlages et passer à deux éventuellement par la suite. La nymphe de pointe étant toujours plus lourde. La pêche se pratique positionné vers l’amont ou légèrement de côté dans le cas d’un petit cours d’eau rapide ou bien plus latéralement lors de la prospection d’un débit plus important. La discrétion sera de rigueur puisque cette pêche se réalise juste sous la canne, donc très prêt du poisson. C’est pour cette raison qu’une canne longue, minimum 10 pieds, devra être utilisée. Une fois le lancer effectué, le pêcheur doit accompagner la dérive de sa nymphe sur le fond et ferrer lorsque la ligne se trouve ralentie ou bloquée, signe éventuel de la touche d’un poisson.

Pêche à la mouche façon nymphe au fil sur un grand gave :

http://www.youtube.com/watch?v=o21xHP0KKUw

La pêche en nymphe au fil à plat :

Le matériel est le même qu’à la roulette, seul le mode de prospection change. La pêche est pratiquée amont généralement, en lançant entre 8 et 12 mètres. L’indicateur positionné sur la ligne en amont de la nymphe sera graissé. C’est par lui que l’on détectera la touche, à la manière d’une pêche au flotteur. Pour être efficace, il faudra choisir un lestage de nymphe suffisant pour que la nymphe se situe proche de la couche de fond durant la dérive sans toutefois s’accrocher.

La pêche en nymphe à vue :

Pour pêcher à vue, bien évidemment l’eau doit être claire voire limpide. Mais il faut bien entendu aussi voir la truite… Et ce n’est pas toujours facile. Mais quand cela est rendu possible, cette pêche est excitante au plus haut point, justement par le fait qu’elle soit visuelle. Un must ! Le choix de la nymphe se fait après avoir bien analysé la situation : débit, profondeur, activité de la truite, activité des invertébrés en surface… Ce n’est qu’ensuite que l’on peut choisir le modèle. Il faut atteindre la couche d’eau ou se tient la truite et s’assurer que la nymphe n’a pas un comportement anormal (immersion trop rapide, passage trop rapide, mouvement bizarroïde…). La dérive inerte, sans créer de mouvement, est préférable pour commencer. Le ferrage ne peut se faire qu’en analysant le comportement et le déplacement du poisson, d’où l’obligation de toujours rester bien concentré visuellement sur le poisson. Une canne de 9′ ou 10′ convient bien.

La pêche au streamer :

Cette pratique de pêche est incitative, à la différence des précédentes. Le streamer est en fait une mouche leurre qui généralement imite un poisson : vairon, goujon, chabot, loche, truitelle… Elle permet donc d’attraper régulièrement de belles truites aux mœurs carnassières. Pour cette pêche, la ligne est souvent plongeante afin de pouvoir positionner le leurre plus en profondeur. On parle de soie plongeante à la différence de la pêche en sèche où on utilise une soie flottante. La pêche se pratique plutôt aval, on peut procéder de la même façon qu’en noyée. Comme la pêche est incitative, il faut animer le streamer en procédant à des tirées / relâchées en relevant le bout de la canne qui suit la dérive de la soie. La touche est violente, mais comme en noyée, il ne faut pas ferrer ou à peine ! Du fait de devoir combattre de jolies truites, le canne et la soie devront être relativement puissante (normée 5 ou 6) pour pouvoir venir à bout de dame fario tout en possédant une certaine progressivité en pointe pour assurer l’auto-ferrage.

Véritable plaisir que pêcher à la mouche :

C’est une pratique de pêche passionnante et complète. Elle est particulièrement excitante car elle intègre la perception visuelle et parfois l’observation du poisson : gobage, pêche à vue en nymphe, chasse au streamer, touche en pêche au fil. Pour réussir, il faut avant tout savoir bien lancer. Ensuite, il est utile d’apprendre à connaître le milieu que l’on prospecte, connaître les poissons recherchés, leur nourriture, savoir lire le milieu, connaître le matériel, maîtriser les techniques de montage de ligne adéquats, choisir la technique applicable en l’instant… La pêche à la mouche n’a pas de fin dans sa pratique, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle est si passionnante.

Vous hésitez à vous y mettre, je suis persuadé que si vous êtes amené à y gouter un jour, c’est probablement pour toujours. La seule condition pour bien y arriver étant d’acquérir les bases, passage un peu rébarbatif pour ceux qui s’essayent seul. Alors, pensez à intégrer un club ou apprenez de manière accélérée grâce à un moniteur-guide de pêche spécialisé dans cette pratique.

Je peux m’engagez à vous proposer cela à travers mes stages de pêche et ainsi vous assurez de bien débuter dans le monde de la pêche à la mouche. Et pour les pêcheurs confirmés, je me ferai un plaisir d’assurer un guidage technique en fonction de votre attente, cela sur les meilleurs secteurs sélectionnés pour vous.

Stages de pêche à la mouche dans les Pyrénées :

Vous êtes éventuellement intéressé par un stage, vous pouvez me contacter via ma page de contact ; vous trouverez aussi tous les renseignements relatifs à mes prestations de guide sur mon site professionnel : www.stagepechetruite.com