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Postes pour pêcher la truite aux appâts vivants au fil de la saison

La tenue des truites appelée poste à truite varie tout au long de l’année. Les variables qui définissent leur position dans le cours d’eau sont multiples. Cet article se veut un aide mémoire et contribuera peut-être à vous aider dans votre lecture de l’eau et dans le pouvoir de localisation des bons postes au fil de la saison.

Où pêcher la truite aux appâts vivants en eaux vives ?

On ne pratique pas la pêche en dérive aux appâts naturels avec la même méthode suivant que l’on se trouve en période d’ouverture ou en période de vacances d’été, forcément la truite n’a pas le même comportement et sa tenue est différente. Tenir compte de la biologie de la truite, de la thermie de l’eau et du milieu naturel dans lequel elle évolue nous aide à comprendre son comportement au gré des saisons et à adapter notre pratique en fonction. Il est alors plus simple de localiser les bons postes et ainsi mieux la débusquer.

 

Bon poste de pêche = belle truite

Bon poste de pêche = belle truite

Différences entre période de printemps et d’été  :

La truite fario, animal à sang froid, aime les eaux rapides et fraîches. Elle apprécie les zones de montagne et de piémont pour l’habitat qui lui est proposé et la richesse de la nourriture disponible. Trois zones pouvant se combiner lui sont indispensables au quotidien : la zone de chasse, la zone de repos et la zone de cache/repli. Si elles sont dissociées, elle circule de l’une à l’autre tout au long de sa vie.

Il faut donc déterminer suivant la saison où peut se situer la truite fario quand elle se cantonne sur une zone de chasse. Là intervient la connaissance que chacun a du poisson évoluant dans son élément et l’expérience du pêcheur pratiquant aux appâts qui sait reconnaître rapidement les postes favorables, souvent au premier coup d’œil.

C’est ce qui fait qu’un pêcheur plutôt qu’un autre capture régulièrement des truites : son sens de l’analyse et de la lecture de l’eau sont déjà bien aiguisés et ancrés en lui, devenus comme innés. Résultat de longues heures à pratiquer la pêche aux appâts naturels avec plaisir et passion. Bien évidemment, la technique qui accompagne ce savoir y est pour beaucoup et s’affirme aussi au fil du temps.

Postes de printemps :

La truite saura se placer à l’extérieur des eaux trop agitées, il faut la rechercher dans toutes les zones où les flots se calment. Si les eaux tendaient à devenir blanches de neige, ne vous affolez pas, la pêche est malgré tout possible et la truite capturable. Chaque saison a ses postes à privilégier et au printemps les zones moins turbulentes comme les derrières de blocs, les bordures, les fosses, les remous, les arrières d’obstacles… sont les coups qu’il vous faudra prospecter en priorité.

Je ne m’étalerai pas plus longtemps sur le sujet de la pêche à la truite au printemps, si vous cherchez à en savoir un peu plus et trouver de nombreux conseils pour aborder la rivière à cette période, je vous invite à lire l’article de mon blog qui y fait référence : « Conseils de pêche au toc pour le début de saison ». Cet article reprend reprend un mémo en deux parties rédigé pour le site internet Pezon & Michel :

Belle truite de l'Aveyron prise au printemps

Belle truite du Tarn prise au printemps

Postes d’été :

Au contraire du printemps, l’été permet de pêcher la rivière sur toutes ses zones. Les eaux basses favorisent les déplacements et visiter la rivière devient facile. Il reste à découvrir les bons postes du moment pour faire pêche.

La généralité est simple et compréhensible. Il faut privilégier, au contraire du printemps, les zones d’eaux vives où le transport de nourriture est constant et l’eau fraîche. L’été est la période pendant laquelle la truite croit le plus rapidement et emmagasine des réserves de graisse en perspective du retour vers l’hiver et de l’éprouvante période de reproduction.

Pour vous aider dans la compréhension de la lecture de l’eau et les postes qui sont plus ou moins porteurs et appropriés à la pêche en dérive aux appâts naturels, j’ai rédigé pour vous un autre article visible sur le site de mon partenaire Pezon & Michel. Grâce à de nombreuses illustrations photographiques, vous serez en mesure de comprendre et de décrypter les divers coups rencontrées en général sur une moyenne / grande rivière, je vous laisse les découvrir : « Pêche aux appâts naturels : postes en grandes rivières en période d’étiage »

Il ne vous restera plus qu’à identifier les postes où l’activité des truites est présente pour faire une belle pêche, notez que les coups porteurs peuvent être amenés à changer dans la journée au gré d’un changement de temps, d’un vent tournant, d’un léger marnage dû à un coup de vanne, de l’ensoleillement…, soyez attentifs à tout cela.

Belle truite d'été

Belle truite d’été prise sur les gaves

Principes de la pêche aux appâts vivants en eaux vives communément appelée « pêche au toc »

La pêche au toc connaît de multiples facettes, sa pratique est différente suivant les régions et les cours d’eau. Le matériel, l’attitude, les appâts rois, les périodes fastes… les mœurs des pêcheurs changent quand les milieux changent (et à fortiori le comportement du poisson). Mais la pratique du toc possède des règles de base, à nous de les connaître et de nous les approprier, de les appliquer au mieux au regard de la destination de pêche et de ses traditions, à nous de nous adapter en circonstance au territoire et à son réseau hydrographique particulier.

Les grandes lignes de la pêche au toc et ses principes, je les ai déjà évoquées. Vous pourrez les retrouvez sur la page de mon blog consacrée à cette pratique.

Pêche de petit torrent au printemps

Pêche de derrières de blocs au printemps

Montage de ligne et appâts pour pêcher au toc

Le montage de ligne se compose classiquement comme tel : un repère ou guide-fil, un émerillon, des plombs et un hameçon. Pour pêcher en dérive naturelle, on choisi de pêcher avec un corps de ligne fluo de diamètre 14/00 en général pour bien suivre le déplacement de la ligne mais aussi interpréter les touches plus facilement. Alors que la pointe de la ligne terminée par l’hameçon est discrète et réalisée avec un monofilament transparent en 12/00, 11/00 ou 10/00 suivant la saison et la taille moyenne des poissons présents sur le secteur.

L’hameçon se doit de respecter le choix de l’appât, taille et couleur doivent être choisi en conséquence. Idem pour la plombée qui doit d’une part respecter la densité de l’appât utilisé et d’autre part tenir compte du débit et du poids moyen requis pour maintenir l’appât près du fond de manière naturelle, sans déséquilibrer exagérément le passage de notre montage dans la veine d’eau porteuse (sous peine d’être boudée par dame truite). Le guide fil et l’émerillon doivent, si possible, être choisis les plus petits tout en assurant leur fonctionnalité première. Le guide est un triple indicateur de position, de profondeur de ligne et de touche. L’émerillon permet le raccord fil fluo / monofilament et évite les effets de tournoiement à la récupération de la ligne.

Quand aux appâts vivants, on choisit au choix des larves aquatiques ramassées sur place de préférence, des vers de berge ou à défaut de terreau, des mouches d’asticots par forte chaleur, des teignes, des asticots là où la réglementation les autorisent, des sauterelles et des grillons en altitude, des chenilles… La liste est loin d’être exhaustive tant les petites bêtes arrivant de manière naturelle ou accidentelle au chevet de la truite sont nombreuses. A nous de faire le bon choix au regard de la saison et de l’alimentation probable du moment. Alors observez et essayez !

Après ces rappels, vous voici fin prêt pour aborder la rivière quelque soit la période et mettre en oeuvre votre pratique de pêche aux appâts naturels pour capturer la reine des eaux vives, maintenant que vous connaissez les postes types où la truite se positionne au gré des saisons, il ne vous reste qu’à mettre en place une bonne pratique pour toucher rapidement quelques poissons. A vous de jouer !

Au plaisir de vous croiser et n’hésitez pas à me contacter si vous envisagez un stage de pêche au toc ou un stage de pêche aux appâts naturels en dérive.

Lionel ARMAND

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